Paris Fashion Week, épisode 1 : Les mecs d’aujourd’hui, les vrais

Après Londres et Milan, Candeur revient sur la semaine de la mode masculine parisienne et son lot d’inspirations pour l’été 2014, qui fait la part belle aux mecs, aux vrais. Mais qui sont-ils ?

Ils sont d’une simplicité toute faite et pourtant si fascinants, et pour cause : avec eux, pas de complications, pas de chichis, et cela se ressent dans leur allure. Allure de l’homme bien dans sa tête, bien dans son corps, qui s’habille en un rien de temps et fait tout de suite tourner les têtes. Les mecs, les vrais.

Ces mecs-là, ce sont ceux que l’on a retrouvé en grande majorité lors de cette semaine de la mode parisienne. Quelque part entre les extravagants, les aficionados d’imprimés complexes et de fleurs par milliers – nous reviendrons sur ce sujet par la suite – les hommes qui sentent bon le mâle répondaient à l’appel. Pas le mec plein de cambouis, avec sa veste de motard et qui nous rappelle le Brando d’il y a maintenant plusieurs décennies, attention – le vrai mec d’aujourd’hui. Le doux monde de la mode aime les appeler « casual », « casual chic », et pour cause, si ces vêtements pouvaient vous parler, ils vous diraient qu’ils ne sont pas prise de tête pour un sou. Bref, au summum du casual.

Casual dans un aéroport chez Alexandre Mattiussi et sa marque AMI, casual en road trip américain chez Louis Vuitton aussi, encore et toujours casual chez Melinda Gloss, dans le gymnase du lycée Henri IV cette fois-ci. Cet homme-là aime les beautés simples, celles qui ne jurent pas. Et on l’imagine volontiers se changer de temps à autre et adopter la sophistication de l’homme Dior, au port altier et à l’assurance irrésistible. Il sait ce qu’il veut, et c’est tant mieux.

 

Chez Valentino, l’homme sent bon le mâle, opte pour le denim et le camouflage, quand ce ne sont pas des teintes terreuses et du cuir à tout va.

 

 

Road trip américain version chic chez Louis Vuitton, pas franchement baroudeur crasseux, mais plutôt avec la belle carrosserie et dans un costume 3 pièces s’il-vous-plaît. Invitation au voyage certes, mais pas n’importe lequel.

 

 

Quoi de mieux que le lycée Henri IV comme décor pour les hommes de Melinda Gloss ? La tête bien formée, la désinvolture assurée et au naturel désarmant, la marque française qui monte fait mouche.

 

 

Bohème ultra-luxe signée Véronique Nichanian pour Hermès, qui persiste et signe saison après saison avec une justesse inégalable. D’une simplicité redoutable.

 

 

Austère et lumineux à la fois, l’homme imaginé par Kris Van Assche pour Dior Homme en impose dès son arrivée, précis comme jamais, la silhouette allongée.

 

 

Le guy next door bien dans sa peau, Alexandre Mattiussi pour AMI le connaît bien, et pour cause, celui-ci l’habille de saison en saison. L’homme AMI, c’est celui qu’on aime parce qu’il ne se prend pas le chou, qui se fringue, bien, et puis c’est tout. Et qui maîtrise le nouage de veste autour de la taille comme personne.

 

 

Un homme à bloc, ou plutôt en blocs de couleurs chez Wooyoungmi, qui joue sur une palette rétro (parlons peu, parlons bien, et annonçons le tiercé gagnant : terracotta, vert cactus, bleu ciel) pour un homme résolument urbain.

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1 Comment

  1. Vision pertinente et réaliste des tendances qui, à mes yeux, vont dans la bonne direction en amincissant la fracture des défilés versus réalité et, de fait, rendent la mode beaucoup plus digeste (mais forcément moins élitiste).

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