Je m’appelle Sylvain, j’ai 39 ans.

Cela a duré plusieurs minutes, peut être un quart d’heure, pas plus. Et il est parti. En quittant mon appartement il m’a menacé mais déjà, à ce moment-là, je ne l’entendais presque plus. J’avais besoin de passer à autre chose, d’oublier vite. Bien sûr il a fallu se laver, par réflexe j’imagine. Je devais sortir avec des amies ce soir là. Elles sont venues me chercher comme prévu. Je les ai suivis et nous sommes allés diner dehors. En quittant mon immeuble j’ai eu peur qu’il soit encore là. Non, il était vraiment parti.

J’en ai marre, parce que cela fait beaucoup trop longtemps que je bloque sur ce début d’article, ce début si insignifiant mais qui a pour but de capter votre attention. Ce début qui, aussi simple soit-il, devrait vous persuader de lire ce témoignage de Sylvain, ce bout de texte que je connais presque par coeur, tant il me touche, m’insupporte et me donne envie de tout démolir autour de moi. Aucune candeur ici, mais de la tristesse, de la haine, et encore bien d’autres sentiments que je n’énumérerais ici, tant ce témoignage m’anéantit.

Le viol au masculin existe, le viol au masculin arrive, un homme violé par un homme est une réalité, et cela, bizarrement, beaucoup ne le réalisent guère.

Lisez son témoignage. S’il-vous-plaît. Merci. Par ici.

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